L’édito WOG #1

Chers amis,

C’est un moment un peu spécial, je dois le dire. Pour moi qui rédige ces quelques lignes, mais pour vous également, je l’espère sincèrement. Notre édito WOG, 1er du nom, se dessine en ce moment sous ma plume. Oui, c’est de l’écriture numérique, je sais, je sais. Mais c’est plus poétique, alors accordons-nous cette rêverie.
En tous les cas, je suis réellement ravi de vous retrouver, comme toujours. Mais aujourd’hui, un peu plus encore, à l’occasion de cette inauguration de l’édito WOG !

Avant toute chose, sachez que chaque lundi ou mardi (selon mon agenda), je vous proposerai un nouveau billet. Volontairement, le titre n’évoquera rien de son contenu, pour que le suspense soit le plus entier possible. Oui, c’est une donnée importante, car les sujets seront certainement assez différents d’une semaine à l’autre.

Ca vous convient ? Alors, allons-y !

Pour ce tout premier édito WOG, j’ai envie de vous parler de piratage et de téléchargement illégal (bouh, c’est mal). La gendarmerie nationale française vient d’annoncer la fermeture du site « Zone Téléchargement ».

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Mine de rien, celui-ci affichait une fréquentation moyenne de 11 000 visiteurs par jour. Si seulement vous pouviez faire un peu de bouche-à-oreille, on rivaliserait peut-être un jour, sur Wall Of Geek… Blague à part, cet évènement me fait réagir. Et de manière plutôt négative, ce que je tiens à partager avec vous.

Bon, que l’on considère illégal le recel et la diffusion massive de contenu soumis à droits d’auteur, OK. Que l’on punisse le fait de générer des bénéfices personnels parfois exorbitants pour ses administrateurs, très bien. Mais il y a une chose dont on ne parle pas assez : le véritable prix de ces contenus sur le marché.

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Aujourd’hui, je pense qu’il est inutile d’argumenter longuement sur la hausse continue du coût de la vie. Pour chacun d’entre nous, ou presque. La couverture des besoins primaires (se loger, se nourrir, se chauffer) est désormais une préoccupation quotidienne pour une part grandissante de français. C’est une réalité.

En gardant cet élément à l’esprit, que reste-t-il dans nos poches? Avons-nous le droit de prétendre à des activités de loisirs par exemple? Puisqu’il me semble que c’est le cas, est-ce financièrement possible? La réponse est, cette fois, moins évidente.

Dans ce contexte, et pour en revenir à cette affaire de fermeture de « Zone Téléchargement », combien de français peuvent se permettre de profiter de leurs loisirs à leur convenance? Si ces loisirs sont le cinéma, la musique ou les jeux vidéos, quelle part de la population peut se faire plaisir chaque mois pour cela? Sans détenir de statistiques officielles, je suis persuadé que celle-ci est de plus en plus faible.

En résumé, notre société schizophrène cherche à empêcher ses contribuables de jouir de loisirs de plus en plus inaccessibles. La cause du téléchargement illégal aussi massif (plus de 10 millions de français) est bien souvent là : beaucoup aimeraient acheter eux-mêmes leurs jeux, leurs albums de musique, leurs films. Mais à des prix aussi élevés de nos jours, comment faire ? Pour beaucoup, il n’y a malheureusement pas de solution.

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Je rêve d’une société qui déploierait la même énergie (et surtout la même efficacité) que pour la fermeture des sites de téléchargement illégal dans la recherche de solutions pour sa population. Des solutions qui amélioreraient concrètement le pouvoir d’achat, en réduisant le chômage et en rémunérant mieux les salariés. De cette manière, je suis prêt à parier que la problématique du téléchargement illégal serait toute autre.

NewGamer95

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