The Last of Us – American Dreams, une merveille !

Lecteurs, lectrices, aujourd’hui on se retrouve pour parler du comics « The Last of Us – American Dreams », que certains chanceux possèdent chez eux (ce n’est pas mon cas) qu’ils l’aient acheté avec le collector du jeu, ou à part !

Peu importe, c’est un très bon comics. Ca ne vous suffit pas, vous voulez en savoir plus ? Alors, il faut scroller 🙂

The Left Behind narrativisé

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Pour les geeks ayant déjà joué à « The Last Of Us » (ou « The Last of Us Remastered » sur la console de Sony), souvenez vous de l’extension « Left Behind » où il s’agit d’incarner Ellie, en vadrouille avec son amie, Riley, dans le centre commercial… Ca y est, ça vous parle ?

Sachez que le comics « The Last Of Us – American Dreams » se situe précisément à cet endroit de la narration. Tout commence avec Ellie, rejoignant une école militaire (comme cité dans le jeu, après vérification) et rencontrant Riley, qui va tout d’abord la protéger puis lui voler son walk-man… Apparemment, il n’en fallait pas plus pour que leur relation, entre amitié et haine, débute.

Riley, déterminée à trouver Marlène, la chef des Lucioles, pour rejoindre la coalition, embarque Ellie dans cette aventure nocturne folle. Au détour de quelques attaques entre les Lucioles et les militaires, Riley et Ellie apportent leur aide à ce premier camp et se retrouvent dans un centre commercial abandonné… Une petite pause narrative que nous avons dans l’extension du jeu, comme dit précédemment.

Mais le récit est rapidement re-motivé par la détermination de Riley… qui finit par tomber sur la chef des Lucioles. Cette dernière, Marlène, avoue à Ellie qu’elle connaissait sa mère et la surveille du coin de l’oeil (ou de celui de ses sbires) depuis son entrée à l’école militaire…

Je ne vous en dirai pas plus, pour les fans du jeu-vidéo, vous ne pouvez rater un pareil bijou narratif et artistique. D’ailleurs, parlons un peu plus des composants qui font de ce comics (bande-dessinée pour les plus récalcitrants) une très belle découverte…

La patte artistique de Faith Erin Hicks

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Encore peu connue (à mon grand regret), Faith Erin Hicks, dessinatrice de ce comics, fait le choix d’une patte artistique enfantine, pas tellement travaillée, comparé à ce que l’on pourrait attendre après avoir joué au jeu-vidéo…

Mais tant mieux, cela change un peu et permet de voir Ellie et l’univers post-apocalyptique plus édulcorés, et d’une certaine manière plus appréciable… Elle bannit les tons gris, pour préférer des couleurs plus saturées mais qui collent tout de même à la narration.

En effet, cet épisode se donne comme étant une pause dans la narration du comics et du jeu-vidéo. Et étant une pause narrative, le lecteur se rend compte qu’il y a autre chose d’intéressant dans cet univers post-apocalyptique, marqué par l’infection, l’atrocité des claqueurs et la violence : le lien entre deux adolescentes, différentes l’une de l’autre, pour ne serait-ce qu’un petit moment… Une petite parenthèse qui fait sourire et plaisir !

Ce plaisir est aussi bien scénaristique qu’artistique ! Pour le plaisir des yeux ou des « oreilles » (ou encore la « tête » pour ceux qui ne lisent pas à voix haute… oui personne ne le fait, je sais), « The Last Of Us – The American dreams » est une petite perle dans ce monde envahi par les productions artistiques et culturelles.

Neil Druckmann : L’as des As. 

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Neil Druckmann est probablement l’atout majeur de ce comics… il l’est d’ailleurs un peu dans tout. Ecrivain, directeur de création, développeur de jeux vidéo et réalisateur, il est probablement un petit génie dans ses divers domaines geeks (la subjectivité est-elle trop flagrante ?)

Connu pour son travail sur « The Last of Us », « Uncharted 4 », et tout bientôt (que le temps passe vite !) « The Last Of Us – Part II », il a également participé à ce comics en tant qu’auteur. Il ne m’en fallait pas plus pour rapidement avoir envie de mettre la main sur l’oeuvre…

C’est une des forces de la licence : avoir au scénario Neil Druckmann, car il n’hésite pas à donner à ses personnages un réel texte, un bon scénario, parfois heurtant dans ses propos (« strong language » dans les avertissements). Mais aimerait-on toujours Ellie si elle n’était pas si insolente, voire rebelle ? Si, Si on l’aime aussi pour ça !

Cet aspect de la personnalité d’Ellie est retranscrite à merveille dans le comics… en caractère gras ou en majuscule, les injures donnent une véritable puissance et un certain réalisme aux propos des deux protagonistes féminines. Il y a un effet de saisissement immédiat !

On ne va pas parler que de gros mots, mais je vous laisse le loisir de découvrir toute l’étendue du talent de Neil Druckmann dans cette nouvelle collaboration, transmédiale, à la licence … Même si les dessins paraissent enfantins au premier abord, le scénario est là pour redresser le tir et coller parfaitement au projet narratif.

Note : 16/20

Développé en 4 parties, « The Last of Us – American Dreams est un petit « spin-off »  qui fera plaisir aux plus mordus de la licence. Ne craignez pas les dessins, très peu réalistes, voire enfantins, lisez les bulles… vous serez certainement transporté par l’univers et la relation (quelquefois ambiguë) d’Ellie et de Riley.

Le transmedia, n’est-ce pas fantastique, certaines fois ?

PS : Conseillé une première fois à un ami, Jibuy, que vous connaissez, a succombé… Il ne reste donc plus que vous 🙂

Psychedelic2308

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